lundi 18 février 2008













Je l'avais croisé au moins plusieurs jours avant, sans jamais le revoir ce type. D'ailleurs je ne sais plus dans quel lieu, ni à quel moment. Son regard perdu, désemparé et digne s'est traduit dans ma tête en remontant l'escalator du Auchan aprés mes courses. C'est toujours comme ça en quelques secondes.

Je me rassure en me disant qu'avec leur promo de merde sur les conserves forcément j'étais dans son regard...

Je n’ai plus que du sable
Je n’ai que du sable
Du sable

Le temps marque son dû

Même si je retourne le sablier
Toi tu n’es plus
Du sable
Que du sable
Entre les mains

La tristesse acide
Des souvenirs
Perdu
Dans un désert aride
Tu n’es plus
Du sable
Brûle mes yeux
Du sable

Je me débats
Je sais bien
Que le vent souffle
Les souvenirs
Dont je fais des châteaux
De sable
Souffle
Du sable
Du sable
Sans toi

Les grains du temps
Se dispersent
La mémoire s’érode
Aux pierres de ce seul rempart

Sans toi
Le vent en fait
Du sable
Du sable

Pardonnes-moi

Si j’oubli
Ce sable
Fera jusqu’à ma poussière



C'est curieux je crois que je ne pourrais vivre ailleurs que dans une ville portuaire. Dans ce monde qui hurle, qui crie, qui s'agitte le coeur blessé et ouvert, les Hommes s'emblent débarquer dans la vie.
Moi ce qui me rassure ce sont les quais, enfin un étroit no man's land, plus prés du fleuve encore, entre ce monde et ces gens qui sont dehors pour moi, dans la ville. Et moi sur un territoire imaginaire où rassuré, j'attends ce bateau que je sens arrivé. Rassuré qu'il ne viendra pas non plus.
Curieux non ?